Téléchargez gratuitement mon nouveau guide !
50 astuces pratiques pour arrêter de se ronger les ongles

Quand on pense à la signification psychologique de se ronger les ongles, on pense aux traits de personnalité. Ayant été moi-même un onychophage, j’avoue qu’il doit se passer quelque chose dans nos têtes quand on passe à l’acte.
Nous allons voir dans cet article ce que traduit le fait de se ronger les ongles. On dit que nous serions des personnes facilement stressées mais aussi qui réfléchissent beaucoup. D’un point de vue extérieur, il est clair que cela ne renvoit pas une image détendue de nous-même.
J’en profiterai également pour aller chercher des informations sur les études scientifiques à ce sujet.
J’espère aussi compléter mes propos avec ceux d’un psychologue prochainement dans une interview.
En attendant, je vous souhaite une bonne lecture !
Sommaire
- Que disent le DSM et le CIM à ce propos ?
- L’onychophagie : un trouble obsessionnel compulsif
- Ce qu’en pense Fred Penzel, psychologue spécialisé dans les TOC
- L’avis de Kieron O’Connor sur l’onychophagie
- Mon interprétation d’un point de vue psychologique
- Vous reconnaissez-vous dans ces explications psychologiques ?
Que disent le DSM et le CIM à ce propos ?
J’aimerais introduire cet article en faisant référence à un document officiel qui ressense toutes les maladies mentales. Il s’agit du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM en abrégé). Il a été créé avec la contribution de plus de 200 experts en la matière.
L’onychophagie y est classée dans la sous-catégorie « Autres troubles obsessionnels compulsifs et connexes spécifiés ».
Le DSM-5 caractérise en outre l’onychophagie comme un trouble récurrent, au même titre que la morsure des lèvres et la mastication des joues. Les critères diagnostiques sont remplis lorsque les patients présentent une détresse ou une altération cliniquement significative de leur fonctionnement social et professionnel, qui n’est pas mieux expliquée par la trichotillomanie (arrachage des cheveux), le trouble de l’excoriation (picage de la peau), un trouble du mouvement stéréotypé ou une automutilation non suicidaire. Pour être assimilés à ces catégories, les patients doivent également avoir échoué à plusieurs reprises dans leurs tentatives de supprimer leur rongement des ongles.
Le CIM est, quant à lui, est un document proposant une Classification Internationale des Maladies recommandée par l’OMS. L’onychophagie est classée dans la catégorie “Autres troubles comportementaux et émotionnels spécifiés dont l’apparition se produit habituellement pendant l’enfance et l’adolescence”.


L’onychophagie : un trouble obsessionnel compulsif
Maintenant que nous venons de voir comment le consensus scientifique a classé l’onychophagie, nous allons tenter de comprendre les adjectifs « obsessionnel » et « compulsif ».
L’obsession …
C’est une pensée qui prend le dessus sur les autres. Par exemple, vous êtes en train de conduire mais vous n’arrêtez pas de penser à la probabilité d’avoir un accident.
On parle donc d’intensité mais on peut aussi inclure la notion de fréquence. Car, si vous pensez aux accidents non seulement quand vous conduisez mais aussi quand vous ne conduisez pas, alors c’est une véritable obsession.
La compulsion …
Le comportement compulsif est défini comme l’exécution d’une action de manière persistante et répétitive. Les comportements compulsifs peuvent être une tentative de faire disparaître les obsessions.
Et le mix des deux !
Maintenant, nous avons une piste compréhensible !
Je répète la phrase précédente : « Les comportements compulsifs peuvent être une tentative de faire disparaître les obsessions ». Avez-vous compris l’antagonisme des deux notions ? Et comment elles se nourissent entre elles ?
Si vous avez une obsession et que pour y répondre vous faites une action, mais que cette action vous rappelle à une obsession, alors la boucle est bouclée !
Cela devient une manie. C’est un cercle vicieux dont il est très dur d’en échapper. C’est pourquoi j’ai créé ce blog pour vous aider à vous en sortir !
Ce qu’en pense Fred Penzel, psychologue spécialisé dans les TOC
Sur le site Vox.com, j’ai trouvé le témoignage du Dr Penzel intéressant. Voici ce qu’il a déclaré :
« Tout le monde se pique la peau et se mordille dans une certaine mesure », déclare Fred Penzel, un psychologue qui aide les onychophages entre autres. « Quand les gens en arrivent à un certain seuil de dégâts , c’est là qu’on traite le cas comme autre chose qu’un comportement normal ». Cela s’applique certainement à un nombre beaucoup plus restreint de personnes – mais il s’agit tout de même, selon lui, d’un problème étonnamment courant.
Fred Penzel affirme également que le fait de se ronger les ongles « satisfait une envie » car il procure une « sensation agréable ou relaxante » qui produit un « sentiment incontrôlable de besoin de le faire ». Ce n’est cependant pas la seule cause du rongement des ongles. En fait, il existe d’autres explications, notamment le perfectionnisme et les troubles obsessionnels compulsifs (TOC).

L’avis de Kieron O’Connor sur l’onychophagie
Une étude de l’Université de Montréal suggère que ces comportements compulsifs (dont l’onychophagie en fait partie) en disent plus long sur votre personnalité que vous ne le pensez.
Les chercheurs ont découvert que les personnes généralement impatientes, qui s’ennuient ou se frustrent facilement, sont plus susceptibles d’adopter des comportements répétitifs centrés sur le corps, comme se curer la peau, se ronger les ongles ou se tirer les cils.
Une étude, publiée dans le numéro de mars 2015 du Journal of Behavior Therapy and Experimental Psychiatry par le Dr Kieron O’Connor, indique que le perfectionnisme – un trait de caractère qui peut être plus dommageable que beaucoup de gens ne le pensent – en est la cause sous-jacente.
Nous pensons que les personnes présentant ces comportements répétitifs peuvent être perfectionnistes, ce qui signifie qu’elles sont incapables de se détendre et d’accomplir une tâche à un rythme « normal », a déclaré le Dr Kieron O’Connor, professeur de psychiatrie à l’université et auteur principal de l’étude, dans un communiqué de presse. « Ils sont donc enclins à la frustration, à l’impatience et à l’insatisfaction lorsqu’ils n’atteignent pas leurs objectifs. Ils connaissent également des niveaux plus élevés d’ennui. »
Dans l’étude, les chercheurs ont travaillé avec 48 participants, dont la moitié s’adonnait régulièrement à ce type de comportements. Les autres participants, qui ne pratiquaient pas ces comportements, ont servi de groupe de contrôle. Les participants ont été interrogés sur la mesure dans laquelle ils ressentaient des émotions telles que l’ennui, la colère, la culpabilité, l’irritabilité et l’anxiété. Ensuite, chaque participant a été exposé à des situations conçues pour provoquer des sentiments particuliers (notamment la relaxation, le stress, la frustration et l’ennui). Dans le scénario de l’ennui, par exemple, le sujet était simplement laissé seul dans une pièce pendant six minutes.
Les participants ayant des antécédents de comportements agités et centrés sur le corps ont signalé qu’ils avaient davantage envie d’adopter ces comportements lorsqu’ils se sentaient stressés et frustrés. En revanche, ils n’ont pas déclaré ressentir ces pulsions lorsqu’ils se détendaient.
Si vous vous rongez les ongles de temps en temps, il n’y a pas lieu de vous inquiéter : vous ne faites probablement pas grand mal. En fait, les chercheurs affirment que ces comportements ont une utilité temporaire lorsque nous ne sommes pas en mesure de canaliser notre énergie de manière plus productive.
« Les effets positifs des habitudes sont la stimulation et une façon (inadaptée) de réguler les émotions », a déclaré le Dr O’Connor.
Alors comment pourrait-on traiter ces comportements ? Actuellement, il existe deux voies possibles – un traitement comportemental qui consiste à remplacer l’habitude par une action concurrente, et une approche distincte qui se concentre sur les facteurs sous-jacents qui créent la tension, comme le perfectionnisme et d’autres croyances négatives, selon O’Connor.

Mon interprétation d’un point de vue psychologique
Quand j’ai pris connaissance des déclarations des chercheurs, je me suis tout de suite reconnu.
J’avoue que lorsque je mets les mains à la bouche, je suis en train de réfléchir à un problème qui me préoccupe. Mais quand je parle de problème, cela peut-être quelque chose à résoudre au travail (rien de négatif). Aussi, quand j’ai bien entendu un problème personnel plus grave.
Il est vrai que j’ai le souci de bien faire les choses (voir trop selon mes proches). D’ailleurs, je peux être facilement déçu des autres parce que j’ai un niveau d’exigence réciproque trop haut.
Je suis aussi de nature impatiente. J’ai toujours le besoin d’occuper mon temps avec des actions utiles. Parfois, la détente est utile, mais c’est difficile pour moi de l’accepter. J’y travaille et c’est d’ailleurs ce qui m’aide dans ma quête.
Mon entourage m’a fait prendre conscience qu’il est nécessaire de faire des choses en autre utilité que le plaisir. A force de rechercher l’efficacité dans tout ce que j’entreprenais, je perdais le plaisir de faire.
A cause de ce niveau d’exigence permanent, je m’angoissais pour pas grand’chose. Et cela rejoint le point de vue des chercheurs que j’ai cité précédemment.
Vous reconnaissez-vous dans ces explications psychologiques ?
Il est temps de vous rendre la parole ! J’aimerais connaître votre point de vue sur les affirmations des psychologues. Etes-vous aussi de nature anxieuse, impatiente et perfectionniste ?
Vos témoignages pourront-ils affirmer ce qu’en pensent les experts en la matière ? J’ai hâte de vous lire !
Téléchargez gratuitement mon nouveau guide !
50 astuces pratiques pour arrêter de se ronger les ongles
