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50 astuces pratiques pour arrêter de se ronger les ongles

De part mon expérience, je pense vraiment que l’acte de se ronger les ongles permet de se “soulager” d’un stress à un instant donné. Donc, de manière générale, on se ronge les ongles à cause d’un mal-être, de quelque chose ou quelqu’un qui nous préoccupe de façon intense.
Je ne suis pas psychologue, ni docteur. Je vous fais juste part de mon ressenti en tant que personne atteinte d’onychophagie. Je vous donnerai donc mes propres raisons !
Dans cet article, je me pencherai aussi sur les autres raisons données au travers des témoignages, des études et de ce qui se dit sur internet.
Il n’est facile de classer les raisons qui nous poussent à nous ronger les ongles. N’étant pas scientifique, j’aime beaucoup écouter les gens concernés pour classer les différentes raisons. C’est pourquoi, je vous présente ici un inventaire des causes que j’ai trouvé dans les sites spécialisés, dans les forums, etc.
Sommaire
- L’importance de comprendre les raisons pour mieux traiter l’onychophagie
- Qui est concerné par l’onychophagie ?
- Les causes dissimulées de l’onychophagie
- Les problèmes de santé mentale
- Les moments et les endroits préférés pour se ronger les ongles
- Les explications freudiennes sur l’onychophagie
- Le côté addictif de l’onychophagie
- Et vous, pourquoi vous rongez-vous les ongles ?
L’importance de comprendre les raisons pour mieux traiter l’onychophagie
Il y a peu de contenu scientifique sur les raisons qui poussent les gens à se ronger les ongles. En revanche, la liste des solutions est très longue.
Pourtant, pour résoudre un problème, il est important de le traiter à la racine ! Il ne sert pas à grand chose de couper les mauvaises herbes si leurs racines sont toujours présentes ! Parce que cela va repousser malgré le fait de tondre !
C’est pourquoi, à force de vouloir trouver des solutions sans comprendre le “pourquoi”, il y a un énorme taux d’échec dans le traitement de l’onychophagie.
A mon sens, vouloir trouver des solutions rapides nous amène à se tromper de cible. Je pense qu’il vaille mieux comprendre qui l’on est – plutôt que de s’appliquer du vernis dans l’espoir de résoudre ses problèmes d’onychophagie.
Parce que, dans le fond, pour éradiquer le geste, il ne faut pas chercher à l’empêcher mais plutôt à défaire la motivation qui amène à faire ce geste.
Donc, pour avoir le maximum de chance de s’en sortir, je vous suggère de vous pencher sur les raisons de votre comportement.
Qui est concerné par l’onychophagie ?
Tout le monde ! Jeune, moins jeune, homme, femme mais dans des proportions différentes … Selon un sondage exclusif Skin Nail (Seprem Etudes) près d’un Français sur trois (32,7 %) est ou a été concerné par l’onychophagie. Cette pratique diffère fortement selon les sexes, âges, et situations familiales.
Le travail est actuellement la première raison de se ronger les ongles (26,5 %), suivi à quasi égalité par le pouvoir d’achat, les enfants, la conjoncture économique. Viennent ensuite les amours, les parents et, en dernier le manque de cigarettes.
On remarque donc que les soucis de la vie quotidienne nous amène à faire ce geste.
Enfin, 10,3 % des Français qui se rongent les ongles essaient d’arrêter. 61,2 % sont des femmes mais le désir d’arrêter varie profondément selon l’âge et la situation familiale.
Je pense qu’il est logique que la majorité soit des femmes car elles ont un souci esthétique plus développé que chez les hommes.

Les causes dissimulées de l’onychophagie
J’ai mis ces causes dans ce chapitre car elles ne sont pas considérées comme des problèmes de santé mentale (voir plus bas). Néanmoins, cela n’empêche pas à ces causes anodines d’engendrer des conséquences sérieuses sur la santé. Il ne faut pas sous-estimer la frustration, l’anxiété ou encore l’ennui car cela nous amène souvent à nous ronger les ongles.
L’histoire de la goutte qui creuse le rocher, ça vous parle ? La goutte, c’est un peu cette petite anxiété quotidienne qui paraît anodine. Cependant, bien que la souffrance est peu intense, c’est sa fréquence qui va être dévastatrice sur le long terme.
Un exemple ? Vous vous rongez les ongles modérément pendant 30 ans sans lésion apparente sur les doigts. Mais un jour : vous vous rendez compte que vos dents auront été déchaussées ! C’est la goutte d’eau qui creuse le rocher !
Frustration, anxiété, ennui ou relaxation ?
J’ai lu sur internet que certains se rongeaient les ongles dans un état d’ennui ou de préoccupation. Pour ma part, c’est quand je réfléchis intensément et que j’ai les mains libres ! Je n’arrive pas à m’identifier dans le premier cas (l’ennui). Et vous ? Donnez-moi votre avis dans les commentaires.
Pour ma part, quand je vais me ronger les ongles, c’est que je suis en train de penser à quelque chose qui me préoccupe : un souci financier, une mésentente avec un voisin, une vidéo avec du contenu qui me demande de la concentration … Donc, je me range plutôt dans le camp des frustrés et des anxieux.
Avec le recul, je ne me ronge pas les ongles quand je m’ennuie. Bien au contraire ! Je le fait quand je suis mentalement très focalisé sur un problème à résoudre.

Des besoins de “toilettage” excessifs
Je vois aussi de-ci de-là que certains sujets perfectionnistes s’adonnent volontiers à l’onychophagie. Alors, là, ça me parle. J’avoue que j’aime beaucoup me palper le bout des ongles pour voir lequel n’est pas taillé droit ou lequel possède un petit bout qui dépasse.
Mais encore une fois, cela se passe quand je suis dans un état de passivité et que mes mains sont libres. Comme j’exerce des activités plutôt sédentaires, cela m’arrive souvent !
L’onychophagie comme continuité de la succion du pouce chez les enfants
Une autre théorie consisterait à dire que les personnes qui ont sucé leur pouce serait des cibles facile de l’onychophagie. C’est un point de vue qui fait sens puisque le geste est presque identique.
Sucer son pouce permet à l’enfant de se détendre, lui rappelant le contact rassurant avec sa mère. Quelque part, on rejoint indirectement les explications de Freud avec l’allaitement.
C’est un point de vue intéressant qui mérite d’être creusé !
La pure imitation chez les enfants
D’après certains sites spécialisés, les enfants peuvent commencer l’onychophagie en imitant leurs parents. Et cela fait sens !
Quand j’étais à l’école primaire, à l’âge de 7 ou ans, je me rappelle très bien d’une camarade de classe qui avait les pouces rongés. Je la voyais souvent mettre ses mains à la bouche. C’était la première fois de ma vie que j’étais confronté à l’onychophagie de manière indirecte.
A ma connaissance, aucun de mes parents ni de mes frères et soeurs ne se rongeaient les ongles. Serait-ce alors l’imitation qui m’a initié à ce rituel ? De mémoire, les parents de cette fille étaient séparés … Un stress extérieur qui l’aurait poussé à se ronger les ongles ? Possible.
Je me rappelle aussi être de nature anxieuse lorsque j’étais plus jeune. J’avais des maux de ventre très intenses avant d’aller à l’école. Mais, mes souvenirs sont trop vagues pour savoir quand j’eusse commencé à me ronger les ongles !
Les problèmes de santé mentale
Il se peut que des troubles mentaux bien plus sérieux viennent déclencher ou agraver l’onychophagie comme :
- le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) ;
- le trouble dépressif majeur (TDM) ;
- le trouble obsessionnel-compulsif (TOC) ;
- le trouble oppositionnel avec provocation ;
- le trouble d’anxiété de séparation ;
- le syndrome de Gilles de la Tourette.
Il se peut que je sois personnellement concerné pas l’un de ces troubles. Faisons un cours résumé de chacun d’entre eux pour que vous y voyiez plus clair !
Le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH)
Les personnes concernées sont celles qui sont très agitées. Il est très difficile pour elles de se tenir en place. Elles ont besoin de tripoter des choses … Mais aussi de se ronger leurs ongles si la nécessité se fait pressentir.
Il leur est très difficile de garder leur calme, c’est pourquoi, l’onychophagie est une sorte d’exutoire.
Le trouble dépressif majeur (TDM)
Les sujets concernées par ce trouble endurent des cycles d’une quinzaine de jours présentant les symptômes suivants : déception, perte de vitalité, manque de motivation et d’appétit … Bref, tout cela amène le sujet à se ronger les ongles pour tenter de trouver le calme intérieur.
Le trouble obsessionnel-compulsif (TOC)
Considéré comme une maladie mentale, le sujet ressent de l’anxiété avec des signes d’obsession et des compulsions à des fréquences répétées. Les personnes concernées ressente l’envie de penser sans cesse à quelque chose ou de répéter frénétiquement des tâches comme le nettoyage, le rangement, la peur de faire du mal à autrui. Par exemple, le besoin d’avoir des ongles bien coupés peuvent amener à l’onychophagie.
Le trouble oppositionnel avec provocation
Ce trouble du comportement, plutôt observé chez les enfants, se manifeste par des actes comme : perdre sa patience, défier les personnes d’autorité, ne pas obéir, reprocher à autrui des choses ou bien faire des méchancetés gratuitement.
L’onychophagie peut se déclencher chez ces sujets en réponse aux mal-être ressenti.
Le trouble d’anxiété de séparation
On retrouve principalement ce trouble chez les enfants de moins de 2 ans. Les sujets présentent une angoisse déclenchée par la peur d’être séparé des parents. Ce trouble disparaît normalement à l’adolescence. Il suffit qu’un événement douloureux arrive pour faire naître ce type d’anxiété (perte d’un proche, choc psychologique, etc.). L’onychophagie serait donc déclenché à ce moment là.
Le syndrome de Gilles de la Tourette
Les symptômes se présentent sous forme de tics (motricité, trouble du language). Les personnes touchéesont aussi dans certains cas des tics vocaux qui consistent à répéter sans cesse des insultes. L’onychophagie viendrait répondre au stress vécu par l’individu concerné.

Les moments et les endroits préférés pour se ronger les ongles
Pour compléter ma réponse sur le “pourquoi se ronge-t-on les ongles ?”, il me paraissait intéressant de parler des opportunités pour le faire.
Je pense que – sauf étude qui me contredirait – on a tendance à le faire dans les moments où l’on est à l’abri des regards. Parce que, oui, ça ne fait pas très bien que de se ronger les ongles en public.
Et ne me parlez même pas du travail ! Surtout si on a les mains souillées ou occupées !
Se ronger les ongles, c’est montrer son anxiété ou son impatience. C’est un langage corporel que l’on ne veut donc pas communiquer aux autres. Mais parfois, dans des moments d’égarement, il peut arriver de le faire publiquement.
On se ronge donc les ongles quand on est en repli sur soi-même, dans une sorte de bulle qui nous sépare du monde extérieur.

Les explications Freudiennes sur l’onychophagie
Freud possède des théories sur les troubles psychologiques qui seraient dûs à la qualité de la relation enfant-mère. Ce dernier explique par exemple, que la qualité de l’allaitement aurait des conséquences sur l’alcoolisme ou tout autre activité addictive en relation avec la bouche. Comme l’onychophagie … A ce jour, il ne me semble pas qu’il y ait des études qui le démontrent.
N’étant pas psychologue, je n’ai pas les compétences pour développer ce sujet mais je l’aurais au moins mentionné pour que vous puissiez faire vos propres recherches.
Le côté addictif de l’onychophagie
Je vous avoue que lorsque je commence à me ronger les ongles, je ressens un certain plaisir. Comme si chaque morceau d’ongle retiré me procurait un effet de libération.
Aussi, j’ai l’impression d’avoir réussi à accomplir quelque chose pendant que ma tête, elle, cherche toujours à résoudre le problème que je lui ai imposé.
Les ongles, sont une source de satisaction quasi immédiate “à portée de mains” ! Et sans limite (puisque c’est sensé repousser).
En effet, quoi de plus disponible que nos mains ! L’être humain est paresseux (ce qui n’est pas forcément un défaut). De ce fait, à quoi bon aller chercher un objet distant comme une balle pour occuper nos mains quand on a à disposition imémdiate une ressource inépuisable : les ongles !
Et vous, pourquoi vous rongez-vous les ongles ?
Ecrivez-moi en commentaires vos propres raisons. Parlons-en ! Lâchez-vous ! Cet espace est fait pour vous ! Je serais aussi intéressé de vous interviewer dans un podcast ou une vidéo Youtube afin de partager votre retour d’expérience. Pour cela, envoyez-moi un message via le formulaire de contact.
Je suis moi-même habité par l’onychophagie depuis des décennies et j’ai aussi besoin d’entendre vos témoignages.
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