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50 astuces pratiques pour arrêter de se ronger les ongles

C’est déjà une bonne chose si vous vous posez la question de savoir ce que veut dire « se ronger les ongles ».
Parce que, cela signifie, que vous avez conscience de votre problème et que vous vous en préoccupez. Aussi, c’est une question souvent posée par les parents quand ils découvrent ce comportement chez leurs enfants.
Alors, ne vous alamez pas en lisant cet article : je ne fais que de relayer les informations données dans des publications scientifiques. Vous pourrez en conclure ce que vous souhaitez. Je ne prends pas partie, j’ouvre juste des pistes d’explications.
Nous allons décrire des traits de personnalité. Il est possible que vous vous y reconnaissiez. Personnellement, c’est mon cas ! C’est pour cela que j’approuve la grande majorité de tous les points que je m’apprête à énumérer.
Etant moi même concerné, permettez-moi de m’octroyer une certaine légitimité dans mes propos. Bonne lecture !
Sommaire
- Les onychophages seraient des perfectionnistes
- Les onychophages seraient plutôt impatients
- Les onychophages seraient-ils introvertis ?
- Les onychophages auraient-ils un manque de confiance en eux ?
- Les onychophages s’ennuiraient-ils si facilement ?
- Finalement, les onychophages seraient plutôt anxieux
Les onychophages seraient des perfectionnistes
C’est ce que révèle une étude publiée dans le numéro de mars 2015 du « Journal of Behavior Therapy and Experimental Psychiatry » dirigée par Kieron O’Connor, de l’Université de Montréal. On pourrait s’attendre à ce qu’une personne qui vise la perfection ait des ongles impeccablement vernis et bien coupés. Mais ce n’est pas forcément le cas.
Les perfectionnistes sont souvent tellement axés sur les résultats qu’ils ne parviennent pas à se détendre et se surmènent. Ils sont donc enclins à la frustration, à l’impatience et à l’insatisfaction lorsqu’ils n’atteignent pas leurs objectifs. Et cela peut conduire à se ronger les ongles, apparemment.
Je vais vous donner un exemple simple : vous partagez votre maison avec votre partenaire et ce dernier est plus désordonné que vous. Au fil des jours, vous voyez votre intérieur se désorganiser de plus en plus et cela vous insupporte. Vous reconnaissez-vous dans cette situation ?
Mon point de vue
J’avoue que j’aime quand les choses sont bien rangées à la maison. J’aime aussi prêter de l’attention à ce blog en soignant la présentation et l’orthographe. J’aime aussi quand mes vêtements sont repassés. Je n’aime pas avoir la sensation d’être sale. J’ai appris à vivre avec ce trait de la personnalité. J’ai aussi appris à baisser d’un cran mes exigences quand j’ai vécu en colocation et quand je m’étais mis en couple pour la première fois. Donc, oui, je me reconnais dans cette description.


Les onychophages seraient plutôt impatients
Toujours en prenant comme référence l’étude du Journal of Behavior Therapy and Experimental Psychiatry, les chercheurs ont fait remplir à un groupe de 48 personnes, dont la moitié étaient des rongeurs d’ongles chroniques, des questionnaires évaluant leurs « émotions vécues ».
Elles ont ensuite été exposées à des situations conçues pour provoquer des sentiments spécifiques, comme le stress et l’ennui. Au final, ils ont conclu que les perfectionnistes sont plus susceptibles de se sentir agités lorsqu’il n’y a rien à faire, et que se ronger les ongles est un exutoire pour cette impatience.
« Bien que ces comportements puissent induire une détresse importante, ils semblent également satisfaire une envie et procurer une certaine forme de récompense », a déclaré le chercheur Kieron O’Connor. « Les onychophages sont plutôt sujettes à la frustration, à l’impatience et à l’insatisfaction lorsqu’elles n’atteignent pas leurs objectifs. Elles éprouvent également des niveaux d’ennui plus élevés. »
Mon point de vue
Je me rappelle de mon enfance. A cette époque nous n’avions pas de téléphone portable. Je détestais attendre un copain arriver en retard à la maison. J’attendais sur les marches d’escalier de la maison, en train de fixer du regard le bout du chemin !
Et cela m’arrive encore aujourd’hui quand un avion ou quelqu’un est en retard. Cela m’insupporte. Alors, j’ai appris à canaliser cet impatience en m’occupant pour faire passer le temps (le téléphone portable est un parfait allié).
Les onychophages seraient-ils introvertis ?
Je n’ai pas trouvé de publication scientifique à ce sujet mais personnellement, il est vrai que je préfère les endroits calmes avec peu de gens plutôt que les centre-villes bondés de monde.
Il faut dire aussi que j’ai été élevé à la campagne. Avec une faible densité de population.
C’est certainement parce que j’ai besoin de plus d’apaisement que la moyenne à cause de mes surréaction au stress. Je suis fatigué par la foule. J’ai l’impression de devoir faire attention à tout et à tout le monde. Toujours en état d’alerte et à observer ce que font les autres et ce qu’ils pensent de moi. Alors qu’on s’en fout.
Enfant, j’étais souvent au contact des animaux. Et je disais que je les préférais aux humains. Pour vous dire à quel point je souffrais ! J’avoue que j’avais comme une phobie sociale.
D’ailleurs, aujourd’hui, j’ai un cercle social restreint et je ne cherche pas spécialement à nouer de nouvelles relations.
Aussi, mon éducation m’a peut-être appris qu’il n’était pas bien vu de se plaindre ou de râler ouvertement en public. Alors, on apprend à se contenir au fil des années. Et telle une cocotte minute, la vapeur s’emmagasine au point où la seule solution que vous avez est de vous infliger une auto-destruction. Comme si les ongles étaient la soupape permettant à cette vapeur toxique de s’échapper ! Une sorte de violence introvertie, autrement dit, retournée vers soi-même.


Les onychophages auraient-ils un manque de confiance en eux ?
Je n’ai pas encore trouvé d’études à ce propos mais je voudrais juste témoigner.
Oui, j’avoue que j’ai souvent douté de moi. Rien que pour draguer les filles dans ma jeunesse. Après tout, vous me direz que cela concerne la majorité des personnes. C’est vrai, mais j’ai une sorte de phobie sociale. Rien que pour parler à un inconnu, c’est compliqué. Aussi, j’avais une faible estime de moi.
Je prends beaucoup comme exemple mon enfance parce que c’est à mon sens, la période où je pouvais le moins me contrôler. Et cela me permet de rester le plus objectif possible.
Petit, j’étais assez sensible à la qualité relationnelle avec mes camarades de classe. Au point où j’étais tellement déçu que je m’enfermais psychologiquement dans les jeux vidéo. Les confrontations verbales ou physiques avec mes camarades (c’est la vie) étaient très stressantes pour moi. Je suréagissais par un sursaut d’aggressivité soudaine ou je me plongeais dans une extrême souffrance.
Les onychophages s’ennuiraient-ils si facilement ?
Encore une fois, je n’ai pas trouvé d’études scientifiques à ce sujet mais voici ce que j’en pense (en tant qu’ancien onychophage).
C’est vrai que lorsque je n’ai pas grand intérêt à être dans un lieu ou à assister à un événement. Je me rappelais des nombreuses heures passées sur les bancs d’école à regarder l’horloge tourner. Quel supplice !
Aussi, j’ai du mal à approfondir mes centres d’intérêt. Je suis quelqu’un qui aime découvrir mais qui n’aime pas vraiment entretenir ou faire durer. Avec l’âge, ça s’arrange quand même.
En tout cas, l’ennui est lié à l’impatience. Et quand le perfectionnisme n’est pas comblé, alors un sentiment de frustration se fait sentir. Alors, il faut apprendre à lâcher prise sur les événements dont nous n’avons pas le contrôle quoi qu’il arrive.
Si vous faites partie des personnes qui ont du mal à approfondir les choses, bienvenue au club ! Cela pourrait signifier aussi que vous êtes intelligent à un point où vous arrivez à cerner et à anticiper rapidement les choses. Au point, où la projection permanente dans le futur vous coupait de l’instant présent. C’est pour cela que vous devriez apprendre à savourer l’instant présent. Cela vous appaisera et vous reconnectera avec le réel.
Lancez-vous dans une activité manuelle, commencez à prendre soin de plantes ou d’un animal de compagnie. Ancrez-vous dans ces instants et savourez. Vous allez peut-être vous trouver un hobbie qui vous appaisera …

Finalement, les onychophages seraient plutôt anxieux
Pour conclure, quelque soit la raison (manque de confiance en soi, exigeance envers soi-même et envers les autres trop grandes, etc.) cela nous ramène aux sentiments d’anxiété et de mal-être.
Les onychophages vont se mettre une pression psychologique telle, que cela va provoquer un stress qui a besoin d’avoir une réponse : se ronger les ongles.
Personnellement, je me reconnais bien dans les cinq derniers traits que je viens de vous évoquer. D’ailleurs, j’ai remarqué que tous les sites internet qui en parlent s’accordent à conclure les mêmes choses.
Vous reconnaissez-vous dans ces traits de personnalité ?
Comme vous l’avez vu, je me reconnais beaucoup dans ces traits de personnalité souvent décrites par les professionnels de santé. Et vous, partagez-vous ces observations ? Exprimez-vous dans les commentaires !
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